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Fairydust de Natalie Shau

Crinolines & cie, la bourgeoisie s’expose (1850-1890) au Musée du Costume et de la Dentelle

Ce 28 mai, le Musée du Costume et de la Dentelle de Bruxelles a levé le voile sur son exposition “Crinolines & cie, la bourgeoisie s’expose (1850-1890)”. Une opportunité de découvrir ces sous-vêtements extravagants et la mode surannée des jupes bouffantes.

Poufs et autres faux culs

D’abord vertugadin, puis panier, crinoline ensuite et tournure enfin ; du XVIe au XIXe siècle, la mode n’a cessé de vouloir mettre en avant la finesse de la taille des femmes. Pour cela, la largeur des hanches et des fesses était amplifiée à l’envi. Jusqu’en 1850, les bourgeoises superposaient jusqu’à 8 ou 10 couches de jupons pour accentuer le gonflant de leurs robes. Ils entravaient leurs mouvements, vu la quantité de tissus autour des jambes et la lourdeur de l’ensemble. Parmi ces lourds jupons : la crinoline, armée de crin (d’où elle tire son nom) et renforcée de baleines afin de soutenir la jupe. Au gré des innovations techniques, la crinoline s’est déployée et a désentravé les jambes. D’abord faite de cerceaux concentriques d’osier, elle est ensuite produite industriellement en métal dès 1854. Cette nouvelle crinoline plus légère a permis aux dames de ne plus porter que 2 jupons : un dessus et un dessous l’armature. D’années en années, la forme de la crinoline a évolué : d’abord toujours plus imposante, elle a fini par s’aplatir sur le devant et à se raccourcir dans les années 1860 pour finalement donner la tournure, sorte de demi-crinoline, vers 1870.

La crinoline : séance d'habillage

Séance d’habillage. Les crinolines dessinent des silhouettes aux distorsions extraordinaires. – Tous droits réservés

Evolution de la silhouette féminine

Du vertugadin à la tournure en passant par le panier et la crinoline, la mode n’a cessé de vouloir mettre en avant la finesse de la taille des femmes – DR / Lady of Crow

L’art du paraître

Les robes à crinolines exposées au Musée du Costume et de la Dentelle prennent vie grâce à une série de portraits-cartes de visite de la bourgeoisie. Ces photographies de petit format imaginées par André Disdéri ont été réalisées par des artistes bruxellois. Les bourgeois étaient férus de ces clichés qui leur donnaient l’occasion d’afficher leur réussite sociale et leurs moyens financiers. Les deux mediums, vêtements et portraits photographiques, ont été déterminants dans la construction de l’individu et de son image. Crinolines et portraits-cartes de visite sont à admirer sur les trois étages du Musée du Costume et de la Dentelle du 28 mai 2015 au 10 avril 2016. À découvrir également, la version actuelle de la crinoline par Olivier Theyskens, directeur artistique belge de la Maison Theory.

La crinoline : séance d'habillage

Les crinolines dessinent des silhouettes aux distorsions extraordinaires – Tous droits réservés

 

CRINOLINES & CIE, LA BOURGEOISIE S’EXPOSE (1850- 1890),
du 28 mai 2015 au 10 avril 2016 au Musée du Costume et de la Dentelle, à Bruxelles
www.museeducostumeetdeladentelle.be

Texte Stéphanie Linsingh

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